La crise de la covid-19 a assurément bouleversé nombre de nos habitudes, aussi bien dans le travail que dans notre propre façon de consommer. Rappelez-vous, lorsque les bars et restaurants étaient encore ouverts, un très vieil ami avait fait son grand retour, tout en discrétion certes, mais de façon presque systémique. Ce vieil ami n’est autre que le QR code, ou plus précisément, le code 2D.

Petit cours d’Histoire

Pour comprendre d’où vient le QR code tel qu’on le connait, il faut retourner quelques années dans le passé, en 1987 plus précisément pour y rencontrer le grand-frère du QR code, j’ai nommé Maxicode. Ce petit est ce qu’on appelle une symbologie code-barres 2D. Bien que le Maxicode soit maintenant tombé dans le domaine public, il a, à l’origine, été inventée par la société UPS pour gérer ses colis.

S’en suivent alors différents variants comme le Datamatrix (1989), le Code One (1991), le Quick Response Code (ou QR code, en 1994), l’Aztec Code (1995) puis le Denso-Wave (1991) qui utilisera la caméra d’un téléphone mobile grand public comme lecteur.


Vous l’aurez donc compris, s’il fait encore parti de notre quotidien, on ne peut pas vraiment dire que le QR code tel qu’on le connait soit tout jeune.

Quelle utilisation côté communication ?

Transformer une URL en visuel apposable n’importe où et lisible depuis n’importe quel smartphone ? Si le procédé est très simple, la communication n’a pas attendu longtemps pour s’emparer des petits codes à pixels.

Pour ne citer que deux cas qui avaient fait parler d’eux, on pourrait se remémorer l’opération de la marque Dairy Farm qui avait utilisé un QR Code directement sur ses vaches pour offrir un peu de visibilité à son site web et ainsi mettre en exergue l’histoire de sa ferme.

Autre exemple, McDonald’s a pendant un moment indiqué la valeur énergétique de ses produits directement par voie de QR code posé sur ses emballages. Simple mais efficace.

Et puisque nous sommes dans les confidences, j’ai moi-même utilisé pendant longtemps un QR code sur mon propre CV. Celui-ci renvoyait directement vers mon site web, sorte de CV plus complet en ligne. « Pourquoi ne pas simplement ajouter un lien sur celui-ci ? » me demanderez-vous ? 
Tout simplement car trop souvent, les CV sont imprimés (et parfois en noir et blanc, si si), le lien étant alors bien inutile. Autant dire que déjà il y a 10 ans, à titre personnel, je trouvais le QR Code très pratique.

Old, but gold

C’est une leçon importante que nous enseigne la communication au quotidien : parfois, même si une innovation peut paraître secondaire et/ou âgée, il se peut qu’elle n’en reste pas moins pratique. Ce qui est indéniablement le cas du QR code. Au-delà de facilité de mise en place et de déploiement, tout le monde a aujourd’hui un smartphone sur lui ce qui facilite d’autant plus son utilisation.

Ainsi, il n’a pas été surprenant de voir le petit QR Code faire son grand retour sur toutes les tables de bars et restaurants suite au premier confinement. Grand remplaçant du traditionnel menu au format papier, le QR Code est non seulement bien plus respectueux des règles sanitaires, mais apparaît surtout comme une forme de transformation digitale devenue inévitable pour les restaurateurs qui doivent alors passer par la case web et offrir une version numérique de leur menu. Une fois l’étape difficile du changement opérée, c’est finalement gagnant-gagnant pour tout le monde : le consommateur qui est protégé et qui dispose de toutes les informations depuis son smartphone et le restaurateur qui n’aura plus besoin de rééditer de nouvelle carte tous les 6 mois mais juste à mettre à jour son site web gagnant ainsi en temps et en argent.

En attendant que nous ayons tous les lunettes de VR collés sur le bout du nez, nous offrant une réalité augmentée optimisée et réellement opérationnelle, le QR code à l’ancienne rempli donc parfaitement sa fonction.