Ce n’est une surprise pour personne, le groupe Facebook opère des mises à jour relativement fréquentes sur ses plateformes. Après avoir annoncé la fin progressive du like sur Instagram, il n’est donc pas si surprenant d’apprendre que l’entreprise veut également mettre de côté la fameuse mention J’aime sur Facebook. Mais nulle inquiétude, si le pouce bleu disparaît, c’est en réalité pour le mieux. Explications.

Revoir la façon de compter un « fan »

Si Facebook souhaite bien ne plus montrer les mentions J’aime, cette nouvelle ne concerne a priori que les pages. L’idée ? Favoriser son petit frère, l’abonnement. En réalité, si le J’aime fait office de relique du web, il est aujourd’hui assez dépassé et ne représente plus réellement l’intérêt que peut avoir un internaute pour une page.

Un fan est-il une personne qui aime une page ou celle qui s’y abonne dans l’attente de recevoir ses actualités et ainsi de créer de l’engagement ?
Facebook a tranché et part donc très logiquement sur la seconde option.
Se concentrer sur les abonnements comme réel signe d’engagement et non plus sur les mentions J’aime, signe de soutien à une marque peu explicite concernant la portée (reach) réelle, s’avère alors tout à fait logique.

Attention toutefois, car s’il sera possible dans un premier temps de choisir de conserver l’ancienne présentation de votre page (celle montrant les mentions J’aime), ce ne sera très probablement pas toujours le cas. Or, pour certaines pages, la différence entre le nombre de personnes qui aiment (information publique et précisée à vos amis) et le nombre d’abonnés peut être importante !

Pour certains piliers du social media sur Facebook comme la page Oasis Be Fruit, le différentiel est assez faible. Ainsi, la page compte 2,822,949 mentions J’aime pour 2,714,130 abonnements, soit plus de 100 000 personnes ou 5% de moins. Anecdotique me direz-vous ! Exactement. Mais cela ne sera pas vrai pour toutes les pages.

De la différence entre le J’aime et l’abonnement

Il existe un phénomène qui m’a toujours intrigué depuis la création des pages Facebook : la différence parfois phénoménale entre le nombre de J’aime et celui des abonnements. Parfois expliquée par une petite liste de concurrents qui souhaitent s’informer de l’actualité d’une autre entreprise sans pour autant avoir à « lui lâcher un like », ce phénomène peut également prendre sa source dans une volonté simple de faire du social listening - de l’écoute sur les réseaux sociaux.

Mais ce n’est pas tout, ce phénomène peut aussi bien se justifier, parfois, par un sentiment de honte ou le souhait de cacher ses opinions. Ce type de comportement est particulièrement présent sur certaines pages à teinture politique.

Un exemple simple pourrait être celui de la page Facebook Valeurs Actuelles qui compte 172,427 mentions J’aime mais 220,352 abonnements (soit 28% de plus). Même chose pour la page Facebook de La France Insoumise qui compte près de 170 000 mentions J’aime pour 217 000 abonnés.

Si on se tourne vers l’international, le constat est relativement similaire. Ainsi, bloquée ou non, la page de l’ancien chef de l’État des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, compte 33,044,007 mentions J’aime pour 35,340,382 abonnés, soit plus de 2 millions de différence.

La cartographie influenceurs va-t-elle évoluer ?

Si vous avez entendu ou prononcé la fameuse phrase « Combien de fans a cet influenceur ? », son sens tendra à évoluer. Ainsi, les fans ne seront à terme sur Facebook, plus les personnes qui auront aimé la page d’un influenceur, mais bien celles qui en suivront l’actualité.

Point positif donc pour nos opérations d’influence : l’information d’abonnement semble bien plus pertinente par rapport à la portée réelle (nombre de personnes touchées par les publications d’une page) que la mention J’aime.