Lundi 23 septembre 2019, une directrice de maternelle se donnait la mort après avoir dénoncé ses conditions de travail et la solitude qui était la sienne à son poste. Personne ne peut rester insensible face à ce genre de nouvelles mais elle résonne d'autant plus dans le coeur et l'esprit de la DRH que je suis. Qu'il soit source de stress ou d'épanouissement, perçu comme un exutoire, un lieu d'échanges ou un champs de bataille, notre lieu de travail est très certainement l'endroit où nous passerons le plus de temps dans notre vie. Alors que faire quand il devient le terreau d'un mal-être grandissant ? C'est une question lourde de responsabilités pour la direction d'une entreprise en tout premier lieu, mais aussi pour l'ensemble des salariés. Réussir à créer une ambiance de travail efficace et productive mais qui reste joviale est un déjà un vrai défi. Faire ensuite en sorte que chacun soit suffisamment attentif à ses collègues pour identifier des signes de fragilité, offrir une oreille bienveillante et faire remonter l'information lorsque cela s'avère nécessaire est un challenge encore plus grand....mais ô combien important. Les problèmes liés à la santé mentale sont nombreux pour autant ils restent tabous en entreprise. Bien souvent les sujets liés à la dépression, au burn out, à la bipolarité, aux angoisses etc font l'objet de blagues...jusqu'à ce qu'ils s'invitent au coeur de l'entreprise. Il n'y a, à mon sens, pas de recette magique pour faire face à ce type de pathologie surtout quand vous êtes une PME qui n'a pas forcément le soutien, le temps ou les ressources nécessaires. Deux points me semblent cependant cruciaux : essayer de créer un environnement de travail où la parole est suffisamment libérée pour qu'un salarié se sente à l'aise pour se livrer s'il en ressent le besoin et aller chercher de l'aide auprès de personnes qualifiées si la situation devient trop lourde. S'il est une réponse inadaptée, c'est bel et bien l'indifférence.