Automatisation de l’emploi et perspectives d’avenir : quels seront les impacts sur notre société ? 

A l’heure ou l’Intelligence artificielle commence à impacter de plus en plus notre quotidien (chatbot, assistant vocaux, machine learning), il est intéressant de se demander comment cela va être déployé dans le monde du travail et faire écho auprès des entreprises et du grand public.

Une récente étude PwC vient de briser les rêves de certains utopistes. Et non, l’automatisation du travail ne va pas mettre fin au travail de l’humain.

Entre ceux qui sont persuadés que le travail de l’Homme touche à sa fin et ceux qui pensent que les nouvelles technologies vont amener à la création de nouveaux métiers, il y a littéralement 2 écoles !

D’un côté, il y a les férus de technologies qui maitrisent parfaitement les nouveaux usages que l’on attribue au numérique et qui pourront facilement s’adapter aux changements, et de l’autre, les personnes qui espèrent que les robots pourront travailler de manière autonome en créant assez de valeur pour subvenir à leur besoin.

D’après cette étude, les technologies touchant à la robotique créeraient d’ici 20 ans autant d’emplois qu’elles n’en supprimeront. On peut notamment penser à des nouveaux jobs tels que des pilotes de drones, des juristes spécialisés dans les affaires en lien avec des robots ou encore réparateurs de robots…

De nombreuses prédictions ont été faites concernant le nombre de métiers qui allaient être impactés par l’automatisation du travail par les IA. Mais il convient en premier lieu de distinguer les secteurs les plus à même d’être touchés par la disparition des emplois. On pense notamment au secteur de la manufacture ou encore des transports qui devraient voir apparaitre de plus en plus de véhicules autonomes au profit des conducteurs. D’autres secteurs, tels que l'éducation et la santé semblent plus protégés par ce phénomène. La technologie sera ici utilisée pour seconder l’humain et non le remplacer.

Autre chiffre fort de l’étude : pour 7 millions d’emplois existants disparus dans 20 ans, 7,2 millions devraient être créés à la même période. Les secteurs bénéficiant le moins de l’automatisation seront globalement les secteurs « humains » et ceux les plus techniques (RH, médecin, professeur, psychologue…) : deux extrêmes encore inaccessibles aux machines.

Il est alors intéressant de se demander comment les entreprises, les gouvernements ou même la population réagiront à ces changements. Tout sera alors une question d’accompagnement de l’humain dans cette transition. Reste à voir comment cela sera implémenté au sein de notre société et quels en seront les impacts concrets (formation, allégement de la charge de travail, hausse du chômage inattendue, ....)        

Mais si l’on peut déjà percevoir l’évolution de certains métiers existants, comment être certain que d’autres vont émerger, puisque les besoins n’existent pas encore ? C’est la thématique qui a été traité dans une récente étude réalisée par Dell EMC et « l'Institut futur of work» qui annonce que 85% des emplois en 2030 n'existent même pas encore aujourd'hui. 

A ce rythme, la robotisation va devenir plus efficace que l'homme, même pour de nombreuses tâches intellectuelles. Les prochaines années verront donc très certainement l'avènement d'une intelligence capable d'imaginer des solutions et d'interpréter parfaitement des données, comme le font les humains actuellement. 

Ce qui va donc être important est de se recentrer sur ce que nous savons faire mieux que la machine. Il ne s’agira plus alors de perfectionner ses compétences dans un métier, mais bien de perfectionner sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers.

Benjamin Plot

Programme Executive