Numérique n'est pas toujours synonyme d'écologique : aujourd’hui, le digital engendre 16% de la consommation électrique mondiale. On estime qu‘elle aura augmenté de 50% en 2020.

Une simple recherche Google émet l’équivalent de 5 à 7 grammes de CO², l’envoi d’un mail en rejette 10 grammes, soit l’équivalent de ce que peut absorber un arbre en une journée. Et parlons de l'obsolescence programmée : 60 millions de tonnes d’appareils numériques sont jetées chaque année pour seulement 5% recyclées.

Pourtant, 73% des Français indiquent ne pas connaître l’« écologie digitale », c’est-à-dire l’étude de l’impact environnemental des différents écosystèmes reliant l’humain et le digital dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement.

Très bien, mais une fois qu'on sait cela, on fait comment? On ne va tout de même pas revenir au papier, dont l'impact environnemental n'est même plus comparable.

C'est principalement aux entreprises de se remettre en questions et d'essayer d'amorcer des changements à leur échelle et de les intégrer pleinement dans leur politique RSE. Et pourquoi pas dans l'économie circulaire d'ailleurs, à l'image de Dell qui réutilise le métal provenant de ses déchets électroniques pour les cartes mères neuves de ses PC portables Latitude 5285 2-en-1 ainsi que dans une ligne de bijoux, la Circular Collection.

Pour les particuliers, il n'y a visiblement pas encore de best practices généralisées. Des initiatives émergent, à l'instar de CleanFox, qui vous permet de nettoyer votre boîte mail et de planter en contrepartie un arbre en Zambie.

En tant que professionnels de la communication dans la tech, nous nous devons de garder cette problématique de l'écologie digitale à l’esprit car celle-ci prendra indéniablement de l'importance d'année en année. A nous de contribuer à proposer des solutions concrètes intégrées à la transformation digitale.


Safia Zoghlami

Programme Executive