L’intelligence artificielle bouscule les codes de notre quotidien et intervient dans tous les domaines. Le marketing ne fait pas office d’exception et voit son écosystème boosté par la technologie. 

Amazon ouvrait la marche en 2011, en déposant un brevet concernant un algorithme prédictif apte à anticiper les décisions d'achat des consommateurs. Ce dernier n'était déjà plus celle de la fonction marketing mais d'ingénieurs en intelligence artificielle, agissant selon des cadres théoriques nouveaux.  Seulement voilà, à trop parler de marketing augmenté et d’automatisation, nous pouvons justement nous demander si nos petits marketers ont des raisons de craindre pour leurs sièges à long terme, au profit de l’IA …

Productivité, performance, réduction des couts et augmentation des revenus, drivent tout bon dirigeant dans le monde impitoyable de l’entreprenariat. L’IA semble être un levier de croissance incroyable pour leur stratégie marketing, visant à automatiser les tâches répétitives et chronophages (reporting, interactions clients sur des problèmes simples) et les tâches non optimisées, où l’intuition humaine fait défaut. 

Nous n’en sommes qu’aux prémices de cette automatisation mais, les terrains sont prometteurs car le marketing brasse un nombre de données considérable, ouvrant la porte à un éventail de possibilités encore insoupçonné il y a quelques années.

Selon une étude Rocket Fuel menée par Forrester, les responsables marketing déclarent vouloir s’appuyer sur la technologie prédictive basée sur l’AI pour organiser et exploiter l’important volume de données dont ils disposent. Ainsi, 66 % des personnes sondées déclarent que leur données clients et marketing proviennent de sources distinctes, rendant leur compréhension difficile. Et 82 % des responsables marketing reconnaissent l’importance du marketing prédictif pour rester compétitif. Cette étude montre que les marques n’arriveront à croître et prospérer qu’en misant sur les technologies prédictives basées sur l’IA (Intelligence Artificielle).

Toutefois, comme le souligne Jean Loup, dans une interview donnée au site LaRéclame.fr, l’IA n’a pas pour but de remplacer l’homme, mais de l’augmenter ! Il reste beaucoup de tâches humaines, notamment sur l’interprétation ou la correction, que le machin learning ne peut résoudre seul.

La créativité, quant à elle, sous-entend de résoudre un problème de manière inédite, ce qui peut dans une moindre mesure s’appliquer à l’IA. Une étude d’Artefact souligne que 40% des directeurs marketing sont ouverts à une IA « créative ». Il faut toutefois prendre en compte que l’IA repose encore beaucoup sur l’analyse des succès passés, et qu’il est donc difficile d’imaginer que la palme du meilleur créatif sera accordée à un robot demain.

Au final, amis marketer, la créativité et l’intelligence sont les deux domaines qui nécessiteront encore longtemps l’intervention de l'intelligence humaine !. Alors, vous reprendrez bien une bonne dose de créa ?