C’est une transformation profonde de son fonctionnement que nous propose Twitter avec le lancement de son test pour les 280 caractères.

Depuis 10 ans la plateforme se distinguait de par son format court, mais parfois jugé injuste en fonction des langues. En effet, qu’on soit allemand, français, ou chinois, la place offerte n’entrainait pas la même capacité d’expression. Et puis, il faut bien transformer les mœurs pour se renouveler.

C’est ainsi que le 26 septembre, la plateforme proposait à une poignée d’utilisateurs de tester ce format.

Mis en avant : rendre plus équitable la communication sur la plateforme. Objectif sous-jacent : relancer la popularité de Twitter.

Ce qu’il faut voir également dans cette transformation, c’est l’évolution du marché, des pratiques.

En effet, les 140 caractères étaient calés à l’époque sur les limites de caractères dans un SMS. Aujourd’hui, à l’ère de l’illimité, ces restrictions ne font plus sens et Twitter s’adapte également.

Néanmoins, la plateforme, pour son fonctionnement et sa fluidité ne peut pas passer au format illimité. Les 280 se révèlent alors comme un bon compromis.

Si les utilisateurs réagissent, et pas toujours très bien à ce changement, il faut néanmoins relativiser les réactions hostiles. Un grand nombre d’utilisateurs historiques de la plateforme sont toujours réticents aux transformations qui viennent à modifier ce qu’ils considèrent comme l’ADN d’une plateforme.

Cet attachement sentimental devrait, selon Twitter, se transformer en une nouvelle histoire d’amour, les 280 caractères laissant place à bien plus de possibilités linguistiques.

Et puis, n’est-ce pas aussi typiquement français que de critiquer le changement, avant finalement de l’adopter, et de l’aimer ?

Toujours est-il qu’à la suite de cette annonce, Twitter a vu son action progresser en bourse.

Seul l’avenir nous dira si les 280 seront conservés, et ouverts à tous les utilisateurs.